Le CJDES appelle à répondre aux revendications des jeunesses

Depuis plusieurs semaines, les jeunesses font entendre leur voix dans tout le pays.

Le CJDES apporte sa totale solidarité à ce mouvement, le plus important depuis 20 ans.

Conditions d’études, difficultés matérielles, mécanismes d’orientation défaillants : ces mobilisations traduisent à la fois des enjeux quotidiens et une inquiétude plus profonde face à l’avenir, aux mutations du monde du travail, de l’économie, et au dérèglement climatique.

Ces enjeux rencontrent pleinement les interpellations portées par le CJDES depuis deux ans. Dans un monde incertain, où le climat économique et écologique est pesant, après une crise sanitaire qui a eu un impact désastreux sur leur santé mentale, la priorité doit être de répondre au sentiment d’insécurité des jeunes vis-à-vis de leur propre avenir.

Face à inquiétudes légitimes, la réponse ne peut pas être la défiance ni la violence. La réponse doit passer par l’écoute réelle et sincère de cet appel direct des jeunes à « faire mieux » collectivement.

L’engagement des jeunes ne saurait reposer uniquement sur leur bonne volonté. Il doit s’accompagner de conditions de vie dignes, de perspectives professionnelles accessibles et d’une véritable reconnaissance de leur participation à la société. En offrant un espace d’apprentissage de la citoyenneté et à l’émancipation individuelle et collective, l’économie sociale et solidaire contribue à donner aux jeunes les moyens de leurs aspirations. La baisse des soutiens publics aux acteurs de l’ESS qui accompagnent quotidiennement les jeunesses vient directement aggraver la situation actuelle.

À l’heure où notre société s’interroge largement sur son avenir, le CJDES appelle à faire des jeunes une priorité collective. Cela implique donc de leur donner les moyens de s’émanciper, de s’engager et de participer pleinement aux décisions qui les concernent.

Au lendemain de la mobilisation du 17 octobre, le CJDES réaffirme son attachement à une société plus juste, solidaire et démocratique, et appelle à construire, avec les jeunes générations, un horizon commun porteur d’émancipation et d’espoir.