L’économie circulaire, c’est quoi ?

Alors que le gouvernement a présenté lundi sa feuille de route pour développer l’économie circulaire, l’émission Circuits courts s’intéresse mardi aux différentes initiatives privées ou publiques destinées à réduire les déchets.

CIRCUITS COURTSLe gouvernement veut développer « l’économie circulaire ». Lundi, le Premier ministre Édouard Philippe et la secrétaire d’État à l’Écologie Brune Poirson ont dévoilé la feuille de route de l’exécutif en matière d’anti-gaspillage, lors d’une visite à l’usine Seb. « Tout d’abord, nous voulons nous assurer que notre réglementation en matière de conformité des produits est bien appliquée », avec notamment la création d’un portail destiné aux consommateurs qui souhaiteraient déposer plainte. Dans les projets du gouvernement, on retrouve également l’obligation de mentionner à partir de 2020 si un meuble, un produit électrique ou électronique est réparable ou pas.

Abandonner la logique linéaire. « La France affiche un taux de valorisation des déchets municipaux de l’ordre de 40%, plus bas que beaucoup de nos voisins européens », a précisé le Premier ministre, citant par ailleurs Pierre Rabhi ou l’écrivain Paul Morand pour louer le recyclage et la réparation, deux notions fondamentales de l’économie circulaire. Celle-ci a pour objectif de limiter la consommation et les gaspillages de ressources (matières premières, eau, énergie) ainsi que la production des déchets. Autrement dit, on passe d’un modèle linéaire (fabriquer, consommer, jeter), à un fonctionnement qui permet à des produits d’être réutilisés. En France, la notion a émergé au moment du Grenelle de l’environnement, en 2007. Mais c’est véritablement en 2015, lors de la loi de transition écologique d’août 2015, qu’elle a véritablement commencé à irriguer le débat public sur l’écologie, avec plusieurs objectifs fixés pour réduire les déchets.

La France « n’a pas à rougir » de sa situation. Même si le concept est encore jeune sous nos latitudes, la France toutefois « n’a pas à rougir » de sa situation actuelle, selon Alain Geldron, expert en matières premières de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe). Elle est « très dynamique, assez novatrice, par exemple la pénalisation de l’obsolescence programmée est regardée avec beaucoup d’intérêt dans de nombreux pays », explique-t-il.