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ESS sans langue de bois: Etats généraux de l’alimentation : une voix singulière pour la coopération ?

30 novembre / 18h30 > 21h00

LE CYCLE DE DEBATS DU CJDES

Le CJDES a fait le choix, ce semestre, de s’intéresser à la thématique « alimentation et qualité de vie ». Plusieurs raisons ont présidé au choix de cette thématique.

Tout d’abord, les coopératives sont présentes depuis des décennies dans l’ensemble de la chaîne agro-alimentaire. Depuis plus d’un siècle, les coopératives, créées et gérées par les agriculteurs, structurent et accompagnent le développement de l’agriculture française. La Beurrerie Coopérative de Chaillé, considérée comme la première coopérative agricole française, a été créée dès 1888. Au cours de la 1ère moitié du 20ème siècle, les coopératives agricoles se sont développées comme une réponse à différentes crises agricoles. À la libération, le ministère de l’Agriculture a appuyé la création de Coopératives d’utilisation du matériel agricole (CUMA), ainsi que de Coopératives de commercialisation et de transformation des céréales et produits laitiers. Aujourd’hui, la coopération agricole représente 2600 entreprises-coopératives agricoles et agroalimentaires, principalement des TPE et PME, qui rassemblent 3 agriculteurs sur 4 et emploient 165 000 salariés[1].

Dans le domaine de la distribution alimentaire, le commerce coopératif a pris son essor au lendemain de la 2nde guerre mondiale. Aujourd’hui, les deux principaux groupes coopératifs de la grande distribution pèsent plus de 30 % du secteur[2].

Outre ces acteurs « installés », depuis le début du siècle de nouveaux acteurs de l’ESS ont fait leur apparition dans cette chaîne agro-alimentaire :

– la première Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne (AMAP) a été créée en 2001. Depuis, le nombre d’AMAP évolue de manière exponentielle, et les AMAP sont aujourd’hui pratiquement présentes dans toutes les régions de France. On en dénombrait en France, en 2015, plus de 2000 (environ 250 000 amapien-ne-s)[3] ;

– comme le relevait cet été la RECMA[4], dans le sillage du supermarché partici­patif La Louve à Paris, les projets de magasins coopératifs ont fleuri dans différentes villes françaises : à Bordeaux (Supercoop), Bayonne (Otsokop), Nantes (Scopéli), Toulouse (La Chouette Coop), Montpellier (La Cagette), Grasse (La Meute), Grenoble (L’Eléfàn), Lille (SuperQuinquin). Si ces initiatives relèvent d’un mouvement ancien (la coopération de consommation), elles s’inscrivent néanmoins dans une dynamique nouvelle.

Par ailleurs, la tenue cet automne des états généraux de l’alimentation (EGA)[5] autour de 4 grandes questions ─

–       relancer la création de valeur et en assurer l’équitable répartition

–       permettre aux agriculteurs de vivre dignement de leur travail par le paiement de prix justes

–       accompagner la transformation des modèles de production afin de répondre davantage aux attentes et aux besoins des consommateurs

–       promouvoir les choix de consommation privilégiant une alimentation saine, sûre et durable

─ interroge pleinement les pratiques de ces différents acteurs de l’ESS au regard des principes dont ils se réclament.

Dans ce contexte, et compte tenu également de l’actualité forte autour de la SCOP-TI, emblématique d’une ESS de combat face à une économie dominée par des multinationales capitalistes, le choix de cette thématique s’est imposée comme une évidence.

[1] Source : https://www.lacooperationagricole.coop/

[2] Source : Kantar Worldpanel

[3] Source : http://miramap.org/-Les-AMAP-.html

[4] Source : « Les supermarchés coopératifs, retour aux sources de la coopération de consommation ? » – RECMA

[5] https://www.egalimentation.gouv.fr/

 

INTERVENANTS

  • Serge Papin (PDG de Système U)
  • Claude Gruffat (Président de Biocoop)
  • Un.e représentant.e de COOP de France

Il s’agira de s’intéresser rétrospectivement aux positions défendues par différents acteurs du monde coopératif au moment des états généraux (en quoi le point de vue défendu est-il caractéristique de la forme coopérative ? Existe-t-il des convergences entre ces différents acteurs en fonction de leur statut coopératif, ou leur positionnement dans la chaîne de valeur détermine-t-il leur position ?) et de leur demander quel bilan ils en tirent.

Détails

Date :
30 novembre
Heure :
18h30 > 21h00
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