À LA CROISÉE DES MONDES MILITAIRES ET DE L’ESS,UNEO ET LE CJDES NOUENT UN PARTENARIAT POLITIQUE

Unis par leur attachement fort à l’Economie Sociale et Solidaire (ESS), la mutuelle Unéo et le CJDES ont signé une convention triennale de partenariat qui vise à promouvoir les valeurs et modèles de l’ESS par des actions communes.

Première opération concrète de ce partenariat, le colloque « Protection sociale en France : les défis du secteur non lucratif », s’est tenu le 15 septembre dernier. Les participants issus de la défense, de la recherche, de la mutualité et plus largement de la protection sociale ont pu constater la richesse et la pertinence d’une approche croisée.

En effet, « ce n’est pas souvent que les interconnexions entre communauté défense et économie sociale et solidaire sont évoquées. Pourtant, le tissu des associations d’entraide, clubs sportifs, fondations, mutuelle (Unéo), mutuelles d’accompagnement social (CNG-MG, MAA, MNM) … dédiées à ces deux mondes est extrêmement riche et vivace. Présent sur tout le territoire national, cet écosystème ESS de la défense accompagne au quotidien les membres de sa communauté et donne une réalité aux valeurs qu’il porte » souligne le général de corps aérien (2S) Jean-François FURET-COSTE, Président d’Unéo.

À l’issue de plusieurs rencontres au cours d’évènements portés par le CJDES au sein notamment du monde mutualiste, la mutuelle Unéo a souhaité poursuivre son implication dans l’économie sociale en solidaire et ainsi affirmer sa position d’entreprise de l’ESS.

Les deux partenaires ont donc signé cet automne une convention triennale ayant pour objectif de favoriser une meilleure connaissance réciproque de l’ESS et du monde de la défense, de favoriser l’acculturation à l’ESS des salariés et élus d’Unéo et de nourrir la réflexion des deux partenaires sur des problématiques propres aux entreprises de l’ESS.

« La conclusion de ce partenariat illustre notre volonté de nouer des liens avec les entreprises de l’ESS pour aller à la rencontre des forces vives qui les animent : élus, salariés, volontaires. Le partenariat avec Unéo renforce notre légitimité et notre capacité à nous adresser à toujours davantage de composantes du secteur, et nous permet d’aller à la rencontre de personnes qui incarnent l’engagement par leur double appartenance au monde militaire et au monde mutualiste. » précise Anne PFERSDORFF, Présidente du CJDES.

Cette coopération, matérialisée par la participation de la Présidente du CJDES à un colloque organisé par la mutuelle et l’université Panthéon-Sorbonne sur la protection sociale le 15 septembre dernier, a permis au CJDES de partager son analyse sur les enjeux auxquels les entreprises de l’ESS sont confrontées et les moyens de renforcer l’adéquation des pratiques avec les principes fondateurs de ce mode d’entreprendre spécifique.

 

CONTACTS PRESSE

 

 

A PROPOS DU CJDES

Le CJDES agit pour la vitalité de l’économie sociale et solidaire et considère que celle-ci passe par l’accomplissement des femmes et des hommes qui la font vivre. L’association a donc pour objet la promotion et la réflexion autour de l’économie sociale et solidaire.

Le CJDES permet à chacun.e de ses membres de s’engager au service d’un projet politique positionnant l’économie sociale et solidaire comme horizon d’un développement économique et social désirable.

A travers l’organisation de différents évènements et l’animation de cercles de réflexion thématiques, le CJDES challenge l’ensemble de l’ESS et contribue par les échanges à créer une identité commune à l’ESS. En un mot, être exigeant et ambitieux pour l’ESS.

En savoir plus en cliquant ici et nous retrouver sur les réseaux sociaux :

 

A PROPOS D’Unéo

Avec plus de 1,1 million de personnes protégées, 596 collaborateurs et 654 millions d’euros de cotisations (taxes comprises), Unéo constitue la première mutuelle de la Défense et la deuxième mutuelle de la fonction publique.

Référencée depuis 2011 par le ministère des Armées pour assurer la protection sociale des militaires et de leur famille, Unéo garantit une protection spécifique en santé et en prévoyance à la hauteur des exigences de la communauté défense.

Son ambition : protéger ceux qui ont fait le choix de protéger les autres.

Pour en savoir plus sur Unéo : www.groupe-uneo.fr

Et suivez Unéo sur facebook et sur twitter : @mutuelleUneo

Assemblée générale 2017 : Pour un avenir 100% ESS, le CJDES rappelle l’importance de faire réseau

Réunis en Assemblée générale le jeudi 6 juillet dernier dans les locaux de la Mutuelle Nationale Territoriale, les adhérents et membres du Conseil d’administration du CJDES ont dressé un bilan positif de l’année écoulée au cours de laquelle de nouvelles activités au service des personnes engagées dans l’ESS ont été lancées. Ils ont échangé sur les évolutions internes à l’association pour permettre à chacun de trouver sa place dans un collectif qui agit pour le développement de l’ESS et l’amélioration des pratiques de ces entreprises.

Alors qu’un nouveau quinquennat démarre dans un contexte à la fois de crise sociale et citoyenne, mais aussi de renouvellement du personnel politique. Le Président de la République ambitionne une refondation de la société notamment en faisant évoluer les articulations entre le public et le privé. Le CJDES rappelle que l’ESS ne peut se satisfaire de cette séparation binaire. A la fois mode d’entreprendre, espace de démocratie économique et acteur de l’intérêt général, elle doit être un outil central pour la réussite de toute politique ambitieuse de transformation sociale.

A ce titre, les acteurs de ce secteur devront être consultés et bénéficier d’un engagement fort des pouvoirs publics pour permettre leur changement d’échelle. Cela passe notamment par le renforcement et une meilleure organisation des moyens administratifs qui lui sont attribués.

En parallèle, les membres du CJDES considèrent qu’il est plus que jamais indispensable de renforcer le dialogue et les collaborations entre acteurs de l’économie sociale et solidaire pour agir en intelligence collective. C’est ce que le CJDES a toujours permis à ses adhérents.

Si la représentation institutionnelle des entreprises du secteur et des différentes familles d’acteurs est déjà bien organisée, le CJDES est le seul réseau de personnes engagées dans toutes les familles de l’ESS. Bénévoles, élus, stagiaires, salariés, dirigeants, cadres, apprentis, services civiques,…etc. chacun.e peut apporter ses compétences au service du développement de l’ESS.

Depuis plus de trente ans, le CJDES est un lieu de convergence des parcours, d’expériences pour organiser les synergies utiles au progrès de et dans l’économie sociale et solidaire. L’association développe des activités permettant de challenger l’ESS, de faire place à la jeunesse, d’assurer la montée en compétences collectives et professionnelles et de valoriser le progrès social qu’incarnent le mode d’entreprendre de l’ESS.

Souhaitant incarner l’amélioration des pratiques attendue des entreprises de l’ESS et s’adapter aux évolutions dans les formes d’engagement des Français, le CJDES a d’ailleurs acté une évolution de son organisation pour faire place au « mode projet » et permettre à chaque adhérent de participer à l’organisation des activités du collectif, de proposer des actions, de les décliner en régions sans forcément s’impliquer dans la gouvernance décisionnaire.

Ce nouveau mode d’organisation devrait aboutir au remplacement du Conseil d’administration par un bureau plus resserré et l’émergence d’un comité d’animation des projets. 2017 est donc la dernière année de renouvellement du Conseil d’administration de l’association. C’est désormais un Conseil d’administration de trente jeunes et moins jeunes, d’en moyenne 34 ans, de toutes les composantes de l’ESS, aux profils variés, qui va aller au bout de ces évolutions et finaliser la mutation du CJDES.

Désireux d’accompagner chaque acteur de l’ESS, le CJDES répond à de nouvelles volontés de faire à travers cette organisation. Cette dynamique contribue également à servir les intérêts des entreprises de l’ESS qui souhaitent permettre l’épanouissement professionnel de leurs collaborateurs et leur ouverture au monde. Une campagne d’adhésion, avec des montants de cotisations plus divers, est en cours et se poursuivra pour inciter chaque salarié ou acteur de l’ESS à rejoindre le mouvement.

A PROPOS DU CJDES

Le CJDES voit un avenir aux couleurs de l’économie sociale et solidaire et agit pour permettre l’épanouissement des femmes et des hommes qui s’y engagent.

Regroupant des femmes et des hommes issus de l’ensemble des composantes de l’ESS, le CJDES est un lieu de convergence des parcours, des expériences, des profils pour organiser les synergies utiles au progrès de l’économie sociale et solidaire.

Depuis plus de trente ans, l’association développe des activités permettant de challenger l’ESS, de faire place à la jeunesse, d’assurer la montée en compétences collectives et professionnelles et de valoriser le progrès social qu’incarnent le mode d’entreprendre de l’ESS

Bénévoles, élus, stagiaires, salariés, dirigeants, cadres, apprentis, services civiques,…etc chacun s’engage à sa manière et apporte ses compétences au service du développement de l’économie sociale et solidaire. Le CJDES leur permet d’y œuvrer ensemble.

Contact presse : Anne PFERSDORFF, Présidente, apfersdorff@cjdes.org – 06 59 59 36 37

Vivre son aventure ESS pleinement, rejoindre le CJDES

A la veille de son Assemblée générale qui se tiendra le 6 juillet prochain à 18h30 à Paris, le CJDES – générations pro-ESS, renouvelle son souhait de permettre l’épanouissement des personnes impliquées professionnellement ou bénévolement dans l’économie sociale et solidaire. En dévoilant une nouvelle campagne d’adhésion pour laquelle plusieurs adhérent.es ont prêté leur visage et leurs sourires, nous souhaitons inciter plusieurs profils à nous rejoindre : les jeunes pousses, les juniors et les plus expérimentés. Chacun.e ses attentes, chacun.e sa place !

Depuis plusieurs mois, les membres du CJDES réfléchissent aux modalités d’évolution de la gouvernance du CJDES et au renforcement des activités et accompagnements proposés aux adhérent.es.

Ces réflexions ont abouti à deux principales décisions visant à replacer l’adhérent au cœur de notre activité : renforcer la dynamique projet et faciliter l’adhésion. La nouvelle campagne d’adhésion lancée au travers des réseaux sociaux permet de valoriser ces évolutions.

Renforcer la dynamique projet

Tant au sein du club gouvernance du CJDES, cercle d’échange entre professionnels des gouvernances des entreprises de l’ESS qu’au sein de l’ESS plus largement, les questions de l’implication des membres, du collectif, du faire ensemble, de l’animation des prises de décisions sont sans cesse posées.

Au CJDES, nous avons donc souhaité imaginer de nouvelles manières de faire ensemble et recentrer notre organisation autour de l’adhérent.e.

Aussi, il a été décidé de faire émerger un comité d’animation des projets, distinct d’une gouvernance décisionnaire, au sein duquel tout.e adhérent.e pourra pleinement s’engager en mode projet autour des activités déjà existantes au CJDES et proposer de nouvelles actions, de nouveaux débats, de nouvelles perspectives. Ce comité accompagnera chaque volonté et idée pour permettre à chacun.e de pleinement se réaliser dans son aventure ESS et de contribuer aux réflexions au sein de l’ESS.

La gouvernance dite décisionnaire vivra également des évolutions progressives puisque le Bureau actuel sera progressivement remplacé par un bureau élargi et le Conseil d’administration progressivement remplacé par le comité d’animation. Ces évolutions seront discutées à l’occasion de l’Assemblée générale et d’abord mises en pratique avant toute évolution statutaire qui n’interviendrait qu’en cas d’impact positif de ces évolutions.

Ce sont donc de nouvelles perspectives d’implication et une nouvelle dynamique qui s’offrent aux adhérent.es du CJDES.

Faciliter l’adhésion

Dans cette même dynamique, le Conseil d’administration a souhaité modifier les barèmes de cotisations à l’association. Ca barème est désormais compris entre 5€ et 128€ afin de permettre au plus grand nombre de rejoindre le collectif et de cotiser en fonction de ses capacités et de la relation qu’il.elle souhaite entretenir avec le collectif.

Salariés et bénévoles d’entreprises de l’ESS juniors et expérimentés, apprentis, stagiaires, services civiques…vous avez chacune et chacun votre place au sein de notre collectif. Rejoignez-nous pour être les acteurs de l’ESS de demain ! Soyez également les bienvenu.es à notre Assemblée générale qui se tiendra le 6 juillet 2017 à partir de 18h30 à paris (plus d’informations sur notre site internet).

La MACIF et le CJDES présentent leur rapport relatif au progrès des pratiques dans la gouvernance des entreprises de l’ESS

Alors que les grandes entreprises de l’économie sociale et solidaire doivent, dès cette année, s’engager dans l’amélioration continue de leurs bonnes pratiques, le club gouvernance1 animé par le CJDES et la Macif publient un rapport et formulent des pistes de travail  au service de l’efficacité démocratique dans l’ESS.  

À l’occasion d’une soirée-débat organisée le 9 mai 2017 dans les locaux parisiens du groupe Macif, le club gouvernance a dévoilé une contribution issue de ses travaux afin d’inviter les organisations de l’économie sociale et solidaire à s’engager dans une démarche d’amélioration de leur gouvernance. Cette contribution doit inciter les entreprises de l’ESS à faire vivre la « matière vivante » qu’est leur démocratie, comme l’a rappelé Alain MONTARANT, Président de la Macif, dans ses propos introductifs.

Cette contribution propose des pistes de travail pour permettre une large mobilisation des membres autour de leur projet, animer les réseaux militants différemment, renforcer l’implication des administrateurs.trices, favoriser le renouvellement des instances et engager des démarches d’évaluation de la gouvernance.

Un événement pour porter la place des jeunes dans les gouvernances de l’ESS, au regard des mutations des formes d’engagement et de solidarité

Autour d’une table-ronde, Caroline SOUBIE, responsable du service jeunesse et volontariat à la Croix-Rouge française, Vincent LAURENT membre de Ouishare et Joël GROSJEAN, ancien administrateur de la Macif ont livré leur analyse sur les mutations des formes d’engagement et les moyens d’une réelle démocratie dans les organisations, au-delà des principes affichés dans les statuts.

Les débats ont principalement porté sur l’enjeu de renouvellement générationnel des instances dirigeantes. Il a ainsi été rappelé que les « jeunes sont de plus en plus nombreux à s’engager mais qu’il faut leur faire et leur donner confiance et accepter de leur ouvrir l’accès aux prises de responsabilités ». A cette fin, Caroline SOUBIE a pu apporter des précisions sur la Masterclass de l’Institut de l’engagement proposée à des jeunes souhaitant prendre des responsabilités dirigeantes dans le secteur associatif. Un des jeunes accompagné par ce dispositif, Alexis LAVIELLE, a pu témoigner de l’importance de cette formation en amont d’une prise de responsabilités et de la montée en compétences que cela permet.

A travers son témoignage personnel, Vincent LAURENT, membre de ouishare, a souhaité insister sur la nécessité d’associer l’ensemble des parties concernées à la prise de décision, en particulier dans les petites structures. Il a également évoqué les réflexions du collectif Ouishare autour du rapport « Gouvernances », qui se penche sur les différentes modalités possibles de partage du pouvoir et de la valeur dans l’économie de plateformes, avec des statuts divers relevant ou non de l’ESS.

Enfin, l’intervention de Joël Grosjean, délégué de la Macif, a rappelé l’enjeu de préserver des espaces dans les modes de gouvernance qui permettent la participation de tous et leur créativité, dans une logique cohérente de la base aux plus hautes instances.

Les participants ont donc pu convenir qu’il y a bien des modes de gouvernances différents et complémentaires qui doivent s’adapter à la réalité de chaque structure, aux nouvelles formes d’engagement et surtout tenir compte des contributions que chaque membre peut apporter en fonction de son profil et de son parcours de vie, avec le souci permanent d’une gouvernance qui en premier lieu répond aux besoins de ses mandants.

Le CJDES et la Macif ont appelé de leurs vœux la poursuite des travaux du club gouvernance qui sont ouverts à toute personne qui s’intéresse à ce sujet au sein de son organisation de l’ESS.

Pour télécharger le rapport 2017 du club gouvernance du CJDES, cliquez ici.

CONTACTS PRESSE CJDES

  •  Nicolas MERIGOT, délégué national nicolas.merigot@cjdes.org
  • Anne PFERSDORFF, présidente apfersdorff@cjdes.org 06 59 59 36 37

[1] Espace de réflexion réunissant militants du CJDES et salariés et élus de la Macif, visant à explorer les pistes d’amélioration en matière de gouvernance

L’ESS dans la campagne présidentielle – 2ème round

L’économie sociale et solidaire a trouvé sa place dans la campagne présidentielle notamment grâce aux débats organisés par le CJDES et ESS France, et aux appels et livres blancs rendus aux candidats par de nombreuses associations et fédérations du secteur.

Pourtant l’économie sociale et solidaire est loin d’être une priorité dans les programmes des deux candidats arrivés en tête du premier tour. Marine Le Pen n’y fait pas référence une seule fois dans ses 144 propositions, mais elle assure vouloir « assurer le respect de la liberté d’association dans les seules limites exigées par l’ordre public et soutenir les petites structures associatives culturelles, sportives, humanitaires, sociales, éducatives, etc., qui animent la vie de nos territoires.»  Mise à part cette mesure, la candidate est peu loquace sur le thème de l’économie sociale et solidaire, en particulier lors de ses meetings.

Emmanuel Macron, soutenu par plusieurs personnalités fortes du secteur, n’y fait pas non plus référence directement dans son programme, mais y consacre désormais une page sur son site internet en-marche.fr. Il y explique qu’il  veut établir un « Social BusinESS Act » pour « libérer l’énergie des entreprises de l’ESS. » Cela se concrétisera d’abord par une transformation du CICE en allègement de charges sociales pour toutes les entreprises de l’ESS, par le développement de la coopération entre les entreprises  « classiques » et celles de l’ESS  par un soutien aux entreprises coopératives et aux pôle territoriaux de coopération économique. Il souhaite également mobiliser les institutions publiques, en privilégiant les structures de l’ESS lors des commandes publiques, et les particuliers et les entreprises en développant le mécénat privé.

La candidat d’En Marche insiste également sur l’importance d’encourager l’innovation sociale. Il souhaite y consacrer 1 milliard d’euros sur 5 ans et créer un « accélérateur d’innovation sociale » qui aura pour mission de repérer et de soutenir les projets les plus innovants.  Il tient aussi à s’appuyer sur « le savoir-faire des entreprises de l’ESS » pour l’insertion des personnes éloignées de l’emploi. Il affirme vouloir « offrir aux personnes durablement exclues du marché du travail (handicaps, parcours de vie très durs) des activités gratifiantes pour elles même et utiles à la collectivité, afin qu’elles se réinsèrent et retrouvent une place, une dignité

Par ailleurs, pendant l’entre deux-tours les organisations de l’ESS ont été nombreuses, parmi lesquelles le CJDES, COOP FR, la Mutualité française, ESS France…à appeler les acteurs de l’ESS à faire barrage au Front national au second tour et à voter dans le respect des valeurs portées par leur secteur.

Ce qui est sûr, c’est que quelle que soit l’issue du second tour, les structures de l’ESS ne cesseront de se mobiliser pour défendre les intérêts du secteur et accélérer son développement.

Pour les jeunes acteurs de l’ESS, le Front National n’est pas envisageable

A l’issue du 1er tour de l’élection présidentielle, dans la même dynamique que d’autres acteurs de l’ESS, les membres du Conseil d’administration du CJDES appellent au vote et à faire barrage au Front national lors du 2nd tour le 7 mai prochain.

En tant que jeunes acteurs et personnes engagées dans des entreprises de l’économie sociale et solidaire, les membres du CJDES ne peuvent imaginer que le Front national soit une option au second tour de l’élection présidentielle.

C’est pourquoi ils invitent celles et ceux qui partagent leurs valeurs de solidarité, de fraternité et de démocratie à pleinement utiliser leur droit de vote au second tour et à faire barrage à Marine LE PEN.

Ils encouragent également à ne pas avoir recours au vote blanc, insuffisant pour exprimer un rejet des extrêmes comme le Front national.

Cet appel de responsabilité s’inscrit dans la continuité de la rencontre organisée par le CJDES le 4 avril 2017 avec des représentant.es des principaux.ales candidat.es à l’élection présidentielle au cours de laquelle il avait été constaté que le Front National peinait fortement à porter un discours politique cohérent pour le développement de l’économie sociale et solidaire en France et en Europe.

A l’issue du scrutin, les membres du CJDES resteront inflexibles sur la manière dont le nouveau Gouvernement incarnera les valeurs de démocratie, de solidarité et d’égalité dans la mise en œuvre de politiques publiques.

Perspectives et renouvellement au CJDES

Le vendredi 3 juin 2016, le CJDES se réunissait en Assemblée générale pour faire le bilan d’une année chargée et tracer les perspectives des années à venir. A cette occasion, 10 postes du Conseil d’administration ont été remplacés, laissant place à un renouvellement générationnel fort et permettant la diversification des membres administrateurs. Le 3 juin la Présidente de l’association, Anne PFERSDORFF, réélue pour un second mandat, rappelait que « Souffler les trente bougies du CJDES ensemble était un cap important pour nous et l’avenir nous engage. Je demeure, plus que jamais, persuadée de l’importance et de la pertinence d’une contribution du CJDES ».

 

Depuis l’Assemblée générale précédente, le CJDES n’a pas à rougir de sa contribution au dynamisme de l’économie sociale et fait le constat d’un engagement fort de ses membres pour porter les valeurs de l’ESS.

Cérémonie des 30 ans de l’association, nouvelle charte graphique et nouveau site internet, nouveau projet collectif, formations et sensibilisation à l’ESS, clubs professionnels, slow apéros, diners-débats et conférences, l’année 2015-2016 aura été dense et témoigne de la pertinence de l’action du CJDES au sein de l’ESS.

Cette action est rendue possible par l’engagement de ses membres ainsi que par les partenariats noués dans l’action avec différentes organisations de l’ESS, désireuses de soutenir le seul réseau de personnes, issues de toutes les familles de l’ESS, engagées pour faire progresser le secteur et mieux le faire connaitre.

A l’occasion de son Assemblée générale, le CJDES a fait ses adieux à différents administrateurs.trices engagés de longue date dans l’association. Ces derniers ont fait part de leur souhait de passer la main à une équipe rajeunie et dans laquelle ils ont confiance pour poursuivre le projet engagé. Ce sont donc 10 nouvelles personnes qui ont intégré le Conseil d’administration : Yaël COLLET, Juliette PERCHEPIED, Chloé LEUREAUD, Laure DELAIR, Julien MILLION, Gilles DE VEYRINAS, Fanny LE BRECH, Amandine ESCHERICH, Jérémie WACH CHASTEL et Line BOBI.

De ce renouvellement, le Conseil d’administration ressort féminisé (14 femmes et 11 hommes), rajeuni et diversifié (davantage de membres issu du secteur associatif et coopératif). Pour première action, ses membres ont choisi de renouveler leur confiance dans le bureau déjà élu l’année précédente autour d’Anne Pfersdorff et composé ainsi : Anne PFERSDORFF, Présidente, Flora HERMET, Vice-présidente, Sébastien CHAILLOU, Vice-président, Anton CAMP, Secrétaire général, Lolita HUBERT, Trésorière et Secrétaire générale adjointe, Camille DORIVAL.

Le collectif renouvelé poursuivra les actions portées ces dernières années et travaillera également à mobiliser autour de l’ESS dans la perspective des prochaines échéances électorales nationales.

A PROPOS DU CJDES…

Le CJDES est une association de personnes ayant pour objet la promotion et la réflexion autour de l’économie sociale et solidaire. Il regroupe des femmes et des hommes, de tous âges, membres de toutes les familles de l’ESS qui ambitionnent de repenser la société, l’économie et l’entreprise au service de l’humain.

Engagé depuis plus de trente ans pour faire connaitre l’économie sociale en France et accompagner les dirigeants et cadres du secteur tout au long de leur parcours professionnel, le CJDES agit toujours pour le rayonnement de ce secteur mais aussi pour le maintien de son exemplarité sociale.

Le CJDES c’est permettre à tous de s’engager au service d’un projet politique positionnant l’économie sociale et solidaire comme nouvel horizon de développement économique et social. C’est redonner à tous la capacité d’action, de réflexion sur les sujets économiques.

En questionnant les pratiques, le sens des actions ou des positionnements, le CJDES challenge l’ensemble de l’ESS et contribue par les échanges de créer une identité commune à l’ESS. En un mot, être exigeant et ambitieux pour l’ESS.

Retrouver le rapport d’activité 2015

La ville de Paris lance son appel à projets « les trophées de l’ESS 2016 »

Depuis 2009, Paris lance chaque année un appel à projets pour développer l’ESS. L’appel à projets vise tous les secteurs d’activité de l’ESS. Les projets présentés doivent relever d’une initiative parisienne dont l’impact positif sur la communauté des citoyens (social, sociétal, environnemental, etc.) est la finalité même. Les candidatures doivent être déposées en ligne avant le 31 mai 2016. Un comité de sélection se réunira cet été pour étudier les candidatures éligibles à l’appel à projets, sous la présidence de l’adjointe à la Maire de Paris, chargée de l’économie sociale et solidaire, de l’économie circulaire et de l’innovation sociale. Cette année, une attention particulière sera accordée aux projets qui font progresser l’égalité femme homme, ou sont implantés dans un quartier de la politique de la ville. Les candidats recevront, après délibération du comité et du Conseil de Paris d’octobre, un courrier indiquant les résultats.

Pour plus d’infos : http://www.paris.fr/actualites/economie-sociale-et-solidaire-lancement-des-trophees-parisiens-3620

Ca bouge du côté du club gouvernance du CJDES

Depuis plus de deux ans, afin de faciliter les échanges entre professionnels issus d’organisations de l’économie sociale et solidaire, le CJDES a créé, en partenariat avec la MACIF, son Club Gouvernance.

Ce club est spécifiquement réservé aux salariés ou élus concernés par les questions de gouvernance, pour échanger sur les enjeux et pratiques dans ce domaine au sein de l’ESS.

En 2016, le CJDES inaugure un nouveau cycle d’échanges de 6 séances autour d’un ou plusieurs experts de la gouvernance coopérative, mutualiste ou associative. Il s’agira de confronter leur vision des problématiques de gouvernance des entreprises de l’ESS aux réflexions menées en 2015 au sein du Club Gouvernance du CJDES, qui ont donné lieu à la production d’un rapport.

Lors de la séance de démarrage de ce deuxième cycle, le Club a ainsi eu l’opportunité d’auditionner Emmanuel VERNY, Délégué général de ESS France sur la contribution de la chambre française aux travaux d’élaboration du guide de bonnes pratiques des entreprises de l’ESS, institué à l’article 3 de la loi relative à l’ESS.

Les membres du Club ont également échangé avec Gérard LESEUL, Président de la commission du Conseil supérieur de l’ESS en charge d’aboutir à une proposition de contenu pour ce guide qui devrait être adopté, dans une première version, lors de la séance plénière du Conseil supérieur de l’ESS de juin 2016.

N’hésitez pas à rejoindre les travaux de ce club en cours de route, la prochaine séance sera précisée dans notre espace AGENDA

Joyeux anniversaire au CJDES !

Début février 2016, le CJDES, a fêté ses trente ans d’existence !

Plus de 200 personnes ont répondu présents pour cette soirée qui combinait conférence, interactions numériques avec la salle, cocktail et concert festifs. Anne Pfersdorff, présidente du CJDES, a soufflé les bougies, aidée de ses prédécesseurs (Hugues Sibille, Jean-Louis Bancel, Frédéric Massot, Olivier Boned ou encore François Soulage, ancien secrétaire général), marquant symboliquement les 30 ans d’engagement de l’association en faveur du développement de l’ESS.

Autour du thème retenu, «  Entre renouveau économique et nouvelles formes d’engagements citoyens, où va l’ESS ? », cinq personnalités se sont exprimées : Benoît Hamon, député des Yvelines, ancien ministre en charge de l’ESS ; Miguel Urban, eurodéputé, membre du collectif citoyen espagnol Podemos ; Luca Jahier, président du Groupe III du CESE européen ; Roger Belot, président d’ESS France et Benjamin Coriat, professeur d’économie, membre du collectif des Economistes atterré.

Pour le CJDES, l’événement a été l’occasion de s’interroger sur les réponses que pourrait ou que devrait apporter l’ESS face aux attentes des citoyens en France et en Europe. Malgré le peu d’intérêt pour l’ESS exprimé par la Commission européenne actuelle, Luca Jahier et Miguel Urban ont souligné la responsabilité qui incombait aux acteurs de l’ESS de s’engager et peser de tout leur poids sur la scène politique. A ce titre, l’expérience de Miguel Urban est inspirante. Il a commencé sa « carrière » dans une librairie coopérative de Madrid, s’est engagé dans le mouvement citoyen Podemos, et il est désormais député européen !

L’ESS française paraît souvent « poussiéreuse », trop « institutionnelle ». Elle est bousculée par des pratiques, plus ou moins « nouvelles », plus ou moins « solidaires »… Roger Belot a interpelé l’auditoire : Comment se renouveler ? Comment marquer sa différence vis-à-vis des pros du marketing de l’économie collaborative ? Comment expliquer au consommateur que les entreprises de l’économie sociale et solidaire sont des sociétés de personnes sans but lucratif, où le capital est détenu par leurs membres, et où les décisions sont prises de manière participative ? Les organisations de l’ESS doivent prendre le virage du numérique, profiter de l’envie des citoyens de démarches plus horizontales, et passer l’épreuve par la preuve… Depuis plus d’un siècle, associations, mutuelles, coopératives et fondations apportent en effet des réponses concrètes au désir d’une « économie plus juste ».

Face aux nouvelles pratiques, des théories économiques anciennes, telles que les « communs » ré-émergent. Benjamin Coriat milite pour faire (re)connaître la pertinence de ce modèle, issu des usages de droits « communaux » ancestraux (garantissant l’accès à l’eau, aux pâturages, aux moulins à grains pour les communautés villageoises…). Ce modèle est porteur d’un  espoir fort de transformation sociale à partir d’institutions ou d’entreprises proposant des ressources en accès ouvert, dont Wikipedia est un bon exemple. Les « commoners » inventent des formes nouvelles de partage et de distribution des attributs de ce droit (sous la forme de droits d’accès, d’usage, de prélèvement …), à contre-courant de la tendance actuel de « privatiser » des biens « collectifs » tels que le vivant, les semences, les savoirs traditionnels…

Le CJDES, a proposé une soirée tournée vers l’avenir, militant pour une action forte de la part de l’ESS, jeune et moins jeune, pour apporter des réponses concrètes et visibles aux défis citoyens, économiques et sociétaux actuels.

Retrouvez les photos de l’évènement

Flora Hermet