#CeuxQuiFont : Nicolas Chabanne pose sa brique de lait équitable

Il y a des rêves qui trouvent leur dénouement dans un supermarché. Pas si étrange quand on est, comme Nicolas Chabanne, 48 ans, spécialiste de la distribution alternative de produits alimentaires. Depuis six mois, ce rêve s’est matérialisé dans une brique de lait pas tout à fait comme les autres, puisqu’elle rémunère, par un surcoût de quelques centimes seulement, des producteurs de lait à un « juste prix » qui leur permet de vivre de leur activité et même d’avoir du temps libre. Quand on connaît les contraintes et les difficultés économiques des exploitations laitières, il y a de quoi rester rêveur en effet. D’autant plus quand on sait que la différence entre une exploitation laitière qui perd de l’argent et une qui en gagne tient dans la différence entre les 30 centimes par litre que touchent en moyenne les producteurs attachés à des laiteries traditionnelles et les 39 centimes que leur reverse la coopérative créée par Nicolas Chabanne.

Passer de la société de la consommation à la société de la contribution

Pierre-Yves Gosset est directeur et délégué général de l’association Framasoft. Après un parcours l’ayant amené à travailler en tant qu’ingénieur pédagogique pour plusieurs universités, ainsi qu’au CNRS, il coordonne aujourd’hui les multiples projets de l’association, et notamment la campagne Dégooglisons Internet, ainsi que le projet CHATONS, auquel Colibris s’associe pour promouvoir les « outils libres » et les « communs ». Pierre-Yves nous décrypte ici les enjeux de ce combat pour changer le monde du numérique et nos usages.

Le digital au service de l’économie sociale n’est pas vraiment ce que précise Pierre Nanterme PDG d’Accenture

Dans un article pour Le Monde Idées du 19 juin 2016, Pierre Nanterme PDG d’Accenture explique ceci: « La combinaison entre microfinance, numérique et réseaux sociaux crée un effet démultiplicateur sans précédent. En permettant de faire connaître des initiatives de microfinance à très large échelle et à moindre coût, ce sont des millions de prêteurs potentiels à travers le monde qui peuvent être invités, sans contrainte de lieux ni de temps, à soutenir des projets extrêmement concrets qu’ils choisissent eux-mêmes. »

Dans son article il focalise l’apport du digital à l’ESS sur le micro-don et en profite pour rpésenter le dispositif MicroWorld permettant « à des salariés, des particuliers, des entreprises ou des fondations de financer, sous forme de prêts sans intérêts, des projets d’entrepreneurs dans le monde entier — projets évalués et validés par des instituts de microfinance locaux. Une fois le projet réalisé, le prêt est remboursé entre six mois et un an et demi. Le prêteur est alors libre de réinvestir cette somme ou de la créditer sur son compte. »

Cet article, s’il a le mérite de présenter ce dispositif qui ne peut qu’apporter des ondes positives dans le milieu de l’entreprise, ne devrait néanmoins pas s’intituler de la sorte mais plutot « Micro-don pour macro-changements grâce au digital « .

 

En effet, dans cet article j’ai du mal à saisir à quel moment il est réellement question d’économie sociale (quels projets financés par exemple?) et en quoi cet outil constitue réellement un outil d’éducation des salariés du secteur privé sur l’ESS.

Entre économie du Care et ESS, Accenture semble avoir du mal à faire la part des choses. Dommage…

L’article épluché: Le numérique au service de l’économie sociale et solidaire: http://www.lemonde.fr/idees/article/2015/06/19/le-numerique-au-service-de-l-economie-sociale-et-solidaire_4658029_3232.html#9T7wWAGe6tsZKET0.99