« La création et la reprise d’entreprise: pourquoi pas en Scop ? »
La rencontre du CJDES du 25 janvier sur le thème de la création et la reprise d’entreprise en Scop a été un succès. Préparée et animée par Isabelle PETITEAU et Cyrille CHRETIEN, elle a réuni plus de 40 participants, rassemblant des Scops, des repreneurs ou futurs créateurs intéressés par la forme de la reprise, ainsi que tous les partenaires locaux et départementaux de la création d’entreprise.
L’enjeu de la reprise d’entreprise, lié au papy-boom, et au-delà, la menace de disparition d’emploi, ou de concentration éloignant du territoire les centres de décisions a permis de rassembler les têtes de réseaux tant de l’économie sociale que de l’économie classique, ainsi que les partenaires sociaux.
Après l’exposé clair et précis d’Isabelle CLAUDEL, chargée de mission création reprise du l’URSCOP Ouest, l’échange libre et ouvert, a vu se croiser les questions et propositions de l’IRESA, avec Jean-Pierre BENARD et Fernand CRUAU, des Syndicats avec notamment la participation active de la CFTC, Bernard VINSONNEAU et un militant de la CGT intéressés par une création en SCOP, de la Maison de la Création avec Vincent COPPOLA, Chargé de Mission, de la Chambre des métiers, avec Stéphane GALLET ,de la CGPME , avec Zohra GALLARD,du Comité d’expansion, Franck BOURRASSEAU, de la Maison de l’emploi, avec Jean-Yves Tessier, de la DDTEFP, Anne RAMAT, du Crédit Coopératif, avec Mr Marchand et du Crédit Mutuel avec Montaine HUTEAU
avec les responsables des SCOP des Caravanes Val de Loire de Saumur avec Jean-Pierre ASSEL, Les Solidaires avec Claude LOISEAU, et Jo BITHUME avec Alain TAILLARD.
1) Les questions techniques
Quelle valorisation des SCOP ?
Quelle distinction entre SCOP et SCIC ?
Dans les SCOP, les salariés sont majoritaires au capital.
La Société Coopérative d’Intérêt Collectif se fonde sur un multi-sociétariat (salariés, usagers et un troisième actionnaire public ou privés).
Quels apports pour les salariés dans le cas d’une reprise en Scop ?
Usuellement, 1/3 pour les salariés, 1/3 avec les outils financiers du Mouvement Coopératif, 1/3 par financement bancaire classique.
2) Les questions psychologiques
Quels freins à la reprise ?
Au risque de la caricature, on rencontre souvent deux profils de cédants :
- le discret, qui attend une valorisation de son entreprise, et pour qui la confidentialité est impérative, car les « fuites » d’informations constituent selon eux, des risques de dépréciation,
- les participatifs, qui sont plus ouverts et ont pour objectif de réussir leur transmission. La discussion avec les salariés intervient en ce cas assez vite dans le processus de rencontre.
Quel leadership ?
3 ) Une question politique forte
Il y a eu un consensus, (de la maison de l’emploi à la CGPME) sur le risque que présente le laisser faire dans le marché de la reprise d’entreprise. L’exemple des transports Joyau, ne trouvant repreneur, puis reprise par le Groupe Ziegler, a été évoquée : la reprise par des groupes d’entreprise familiales et locales, peut constituer une menace à court et moyen terme pour l’emploi dans le territoire local, notamment en éloignant les centres de décisions.