Lettre ouverte du CJDES et de Ressources solidaires « Pour un signal politique fort en faveur de l’ESS »

Lettre ouverte à Messieurs Christophe ITIER, Haut-commissaire à l’ESS et l’Innovation sociale et Jean-Marc BORELLO, missionné auprès de la ministre du Travail sur l’avenir des contrats aidés. Une lettre ouverte rédigée par le CJDES et Ressources Solidaires.

Si le Gouvernement a particulièrement pris soin de consulter les représentants des employeurs de l’économie sociale et solidaire autour des projets d’ordonnances de réforme du Code du travail, l’annonce brutale et sans concertation préalable, cet été, d’une diminution drastique du nombre de contrats aidés dans les années qui viennent a fortement déçu bon nombre d’acteurs de l’économie sociale et solidaire, espérant un signal politique fort et favorable à leur engagement pour l’intérêt général.

Une mission auprès de la ministre du Travail a été confiée à Monsieur Jean-Marc BORELLO et, quelques jours plus tard, Monsieur Christophe ITIER a été nommé Haut-Commissaire à l’économie sociale et solidaire auprès du ministre Nicolas HULOT. Les signaux semblent contradictoires et les acteurs ont le droit de s’interroger plus largement sur les modes de coopération et de dialogue que le Gouvernement dessine pour le quinquennat qui démarre.

Le Centre des jeunes, des dirigeants et des acteurs de l’ESS, réseau regroupant des personnes engagées dans les entreprises de ce secteur ainsi que les membres de Ressources Solidaires souhaitent s’adresser aux principaux interlocuteurs politiques du secteur de l’ESS pour les appeler à construire une feuille de route cohérente et porteuse d’avenir pour l’ESS, pour cette économie qui vise au-delà de la réparation sociale, qui porte un mode d’entreprendre fondé sur des principes de démocratie et non capitalistique.

 

CLIQUEZ ICI pour accéder à la lettre en intégralité et la signer le cas échéant.

Le 10 novembre les étudiants solidaires de France ont rdv!

Evènement d’ouverture de la semaine étudiante de l’ESS, la Nuit des étudiants solidaires de France est un temps qui vous est ouvert à toute la jeunesse généreuse et soucieuse de l’autre. C’est un moment festif et prospectif au cours duquel les enjeux d’avenir de l’économie sociale et du développement durable seront évoqués.

Pour qui ?

Pour toi qui vient de t’engager dans un service civique, pour toi qui fait des études en développement durable, en entrepreneuriat social, en ESS, en gestion des entreprises associatives…pour vous qui êtes bénévoles associatifs, pour toi qui cherche un emploi dans une ONG, une entreprise de l’économie sociale ou dans l’aide à domicile, pour nous tous qui voulons ou qui avons déjà fait le choix de placer l’engagement et la solidarité au cœur de notre philosophie de vie.

Pour vous aussi, les professionnels déjà bien engagés dans votre carrière, qui souhaitez venir à la rencontre de la relève !

Quand ?

Le vendredi 10 novembre à partir de 18h.

Où ?

A Paris (lieu central).

Venir de province : le déplacement des 60 premiers jeunes de province qui s’inscriront sera pris en charge à hauteur d’un forfait de 80€ttc pour le train/covoiturage/bus et le logement sera pris en charge (auberge de jeunesse). Nous appliquons la politique du premier arrivé, premier servi. Un remboursement sera effectué par virement bancaire sur présentation de justificatifs du voyage lors de l’évènement auprès du stand dédié.

AU PROGRAMME

La 1ère partie de la soirée, des ateliers te seront proposés pour faire émerger tes attentes, idées, coups de gueule sur la manière dont les politiques, les entreprises, les villes…laissent aux solidarités l’espace de s’exprimer. Tu seras au centre de ce début de soirée. Nous serons tous amenés à nous exprimer.

Après ce world café, nous aurons un temps de débat collectif sur les attentes/espérances de la jeunesse pour renforcer l’engagement et la solidarité dans nos modes de vie ;

Ensuite, place à la fiesta avec des activités et de quoi te rassasier et danser !

Le détail du programme sera bientôt précisé.

[Gouvernance] « Il faut bousculer les codes ! » Edito du CJDES pour Associations mode d’emploi

Tandis que les jeunes sont de plus en plus nombreux à vouloir s’engager, les organisations de l’économie sociale et solidaire peinent à trouver des bénévoles désireux de s’impliquer…

Face à ce paradoxe, le club gouvernance du CJDES a réinterrogé la gouvernance traditionnelle de l’ESS. En tant qu’« articulation des différents mécanismes permettant un alignement du fonctionnement de l’organisation sur les objectifs et les valeurs du projet associatif », la gouvernance est tout sauf une question technique. La difficulté à attirer de nouveaux bénévoles est souvent la conséquence d’une gouvernance inadaptée aux besoins de la structure et aux attentes de celles et ceux qui pourraient s’y investir.

Pour permettre à tous les profils, jeunes et moins jeunes, extravertis et timides, femmes et hommes… à toute individualité de se dire : « je peux jouer un rôle », les organisations de l’ESS doivent innover et le faire savoir. Le club gouvernance du CJDES a donc fait des propositions visant à favoriser le renouvellement militant : permettre à toute bonne volonté de s’impliquer dans un projet, élargir la participation aux instances, renforcer le réseau des administrateurs, engager des démarches d’évaluation de la gouvernance… S’il n’y a pas de solution miracle pour dynamiser sa gouvernance, il faut oser expérimenter !

Par Anne Pfersdorff, présidente du CJDES (Centre des jeunes dirigeants de l’économie sociale)

Interview de la présidente du CJDES par le magazine Viva

« Nous avons un effort à faire pour proposer aux jeunes un engagement plus concret ».

J’ai passé les vingt premières années de ma vie à Strasbourg. J’ai fait mes études dans un lycée public international. J’ai toujours aimé m’ouvrir au monde, aux autres. Père médecin, j’ai toujours été sensible aux questions d’accès aux soins, maman journaliste et engagée. Ils m’ont appris que j’avais de la chance de vivre dans un milieu favorisé, dans lequel je pouvais m’épanouir intellectuellement et qu’il fallait être attentif aux autres. Après mon Bac, j’ai fait une prépa pour tenter les concours des écoles de commerce. Je suis entrée à l’école Kedge à Marseille. J’avais envie de travailler sur les questions de développement durable et d’aide internationale. A la fin de ce cursus, j’ai passé un semestre à Washington au sein d’une Université partenaire, tout en m’investissant en alternance dans une association de soutien aux sans-abris. J’avais fait des études d’économies et si j’avais découvert toutes les théories économiques possibles : classiques, néo classiques,  personne ne m’avait jamais parlé de l’économie sociale et solidaire (ESS) et encore moins de la Mutualité.

A la fin de mes études, j’ai fait un stage à la Croix-Rouge Française. Celui ci m’a permis de me familiariser avec la notion d’entreprise sociale œuvrant pour l’intérêt général : la diversification de leur terrains d’interventions, les sources de financement. Cela m’a passionné. Alors j’ai décidé de compléter ma formation par un second Master 2 sur l’Economie sociale et solidaire à l’Institut Catholique de Paris. Et si le thème de la mutualité y était abordé, cela restait encore pour moi, à l’époque, la zone de l’économie sociale la plus floue. Enfin, j’ai fait un stage auprès du Conseil supérieur de l’économie sociale et solidaire chargé du dialogue entre les pouvoirs publics et les acteurs de l’ESS. A la fin de ce stage, j’ai été embauchée à la Mutualité Française au département des affaires publiques et de l’ESS. J’y suis restée trois ans.

Faire connaître la Mutualité, en particulier aux jeunes

Ce fut une grande découverte pour moi. Nous étions chargés de faire entendre la voix de la Mutualité dans le cadre de la rédaction de la Loi Hamon sur l’Ess. Parallèlement, j’ai adhéré au CJDES (Centre des jeunes dirigeants de l’économie sociale) que je préside actuellement. Je suis la première femme à diriger ce collectif. J’ai d’ailleurs reçu à ce titre, et j’en suis fière le trophée de la femme citoyenne décerné par le journal «l’argus de l’assurance ».

Il y a deux an et demi, j’ai rejoint la Mutuelle Nationale des Territoriaux (MNT) pour appuyer l’engagement mutualiste. C’est dire combien la question de faire connaître la Mutualité, en particulier aux jeunes, me tient à cœur.  Si ces derniers connaissent assez bien le monde associatif, ils ignorent totalement l’existence de la Mutualité. C’est pourtant un univers passionnant. Se dire que l’on peut agir efficacement au niveau local pour que personne ne soit exclu des soins, pour que l’on puisse vivre en meilleure santé, c’est quand même formidable.

Les mutuelles doivent aujourd’hui faire un gros travail d’information en particulier sur leur système spécifique de gouvernance démocratique. Il y a aussi un énorme chantier à mener sur la formation et la montée en compétence tout au long des parcours des élus. Car avec la complexification économique et règlementaire du secteur, le niveau d’exigence doit s’élever. Enfin, pour que les jeunes aient envie de nous rejoindre,  nous avons un véritable effort à faire pour leur proposer un engagement plus concret à travers lequel ils peuvent prendre confiance dans cet environnement mutualiste. Pour cela, plusieurs types d’initiatives sont opportunes comme des sensibilisations à la prévention que les mutuelles mettent en place : «posture au travail », «santé et environnement » qui permettent de travailler en lien avec les associations ou les collectivités locales, mais aussi lors de journées portes ouvertes, de salons, d’évènements sportifs qui peuvent mobiliser les plus jeunes.

Et puis bien sûr, il faut s’adresser aux étudiants. Je donne maintenant des cours sur la Mutualité en Master à La Sorbonne et à l’Institut Catholique de Paris. J’explique ce qu’est une mutuelle, en quoi elle diffère radicalement d’une compagnie d’assurance par son but non lucratif et ses valeurs de solidarité.

Source: VIVA presse

Assemblée générale 2017 : Pour un avenir 100% ESS, le CJDES rappelle l’importance de faire réseau

Réunis en Assemblée générale le jeudi 6 juillet dernier dans les locaux de la Mutuelle Nationale Territoriale, les adhérents et membres du Conseil d’administration du CJDES ont dressé un bilan positif de l’année écoulée au cours de laquelle de nouvelles activités au service des personnes engagées dans l’ESS ont été lancées. Ils ont échangé sur les évolutions internes à l’association pour permettre à chacun de trouver sa place dans un collectif qui agit pour le développement de l’ESS et l’amélioration des pratiques de ces entreprises.

Alors qu’un nouveau quinquennat démarre dans un contexte à la fois de crise sociale et citoyenne, mais aussi de renouvellement du personnel politique. Le Président de la République ambitionne une refondation de la société notamment en faisant évoluer les articulations entre le public et le privé. Le CJDES rappelle que l’ESS ne peut se satisfaire de cette séparation binaire. A la fois mode d’entreprendre, espace de démocratie économique et acteur de l’intérêt général, elle doit être un outil central pour la réussite de toute politique ambitieuse de transformation sociale.

A ce titre, les acteurs de ce secteur devront être consultés et bénéficier d’un engagement fort des pouvoirs publics pour permettre leur changement d’échelle. Cela passe notamment par le renforcement et une meilleure organisation des moyens administratifs qui lui sont attribués.

En parallèle, les membres du CJDES considèrent qu’il est plus que jamais indispensable de renforcer le dialogue et les collaborations entre acteurs de l’économie sociale et solidaire pour agir en intelligence collective. C’est ce que le CJDES a toujours permis à ses adhérents.

Si la représentation institutionnelle des entreprises du secteur et des différentes familles d’acteurs est déjà bien organisée, le CJDES est le seul réseau de personnes engagées dans toutes les familles de l’ESS. Bénévoles, élus, stagiaires, salariés, dirigeants, cadres, apprentis, services civiques,…etc. chacun.e peut apporter ses compétences au service du développement de l’ESS.

Depuis plus de trente ans, le CJDES est un lieu de convergence des parcours, d’expériences pour organiser les synergies utiles au progrès de et dans l’économie sociale et solidaire. L’association développe des activités permettant de challenger l’ESS, de faire place à la jeunesse, d’assurer la montée en compétences collectives et professionnelles et de valoriser le progrès social qu’incarnent le mode d’entreprendre de l’ESS.

Souhaitant incarner l’amélioration des pratiques attendue des entreprises de l’ESS et s’adapter aux évolutions dans les formes d’engagement des Français, le CJDES a d’ailleurs acté une évolution de son organisation pour faire place au « mode projet » et permettre à chaque adhérent de participer à l’organisation des activités du collectif, de proposer des actions, de les décliner en régions sans forcément s’impliquer dans la gouvernance décisionnaire.

Ce nouveau mode d’organisation devrait aboutir au remplacement du Conseil d’administration par un bureau plus resserré et l’émergence d’un comité d’animation des projets. 2017 est donc la dernière année de renouvellement du Conseil d’administration de l’association. C’est désormais un Conseil d’administration de trente jeunes et moins jeunes, d’en moyenne 34 ans, de toutes les composantes de l’ESS, aux profils variés, qui va aller au bout de ces évolutions et finaliser la mutation du CJDES.

Désireux d’accompagner chaque acteur de l’ESS, le CJDES répond à de nouvelles volontés de faire à travers cette organisation. Cette dynamique contribue également à servir les intérêts des entreprises de l’ESS qui souhaitent permettre l’épanouissement professionnel de leurs collaborateurs et leur ouverture au monde. Une campagne d’adhésion, avec des montants de cotisations plus divers, est en cours et se poursuivra pour inciter chaque salarié ou acteur de l’ESS à rejoindre le mouvement.

A PROPOS DU CJDES

Le CJDES voit un avenir aux couleurs de l’économie sociale et solidaire et agit pour permettre l’épanouissement des femmes et des hommes qui s’y engagent.

Regroupant des femmes et des hommes issus de l’ensemble des composantes de l’ESS, le CJDES est un lieu de convergence des parcours, des expériences, des profils pour organiser les synergies utiles au progrès de l’économie sociale et solidaire.

Depuis plus de trente ans, l’association développe des activités permettant de challenger l’ESS, de faire place à la jeunesse, d’assurer la montée en compétences collectives et professionnelles et de valoriser le progrès social qu’incarnent le mode d’entreprendre de l’ESS

Bénévoles, élus, stagiaires, salariés, dirigeants, cadres, apprentis, services civiques,…etc chacun s’engage à sa manière et apporte ses compétences au service du développement de l’économie sociale et solidaire. Le CJDES leur permet d’y œuvrer ensemble.

Contact presse : Anne PFERSDORFF, Présidente, apfersdorff@cjdes.org – 06 59 59 36 37

Vivre son aventure ESS pleinement, rejoindre le CJDES

A la veille de son Assemblée générale qui se tiendra le 6 juillet prochain à 18h30 à Paris, le CJDES – générations pro-ESS, renouvelle son souhait de permettre l’épanouissement des personnes impliquées professionnellement ou bénévolement dans l’économie sociale et solidaire. En dévoilant une nouvelle campagne d’adhésion pour laquelle plusieurs adhérent.es ont prêté leur visage et leurs sourires, nous souhaitons inciter plusieurs profils à nous rejoindre : les jeunes pousses, les juniors et les plus expérimentés. Chacun.e ses attentes, chacun.e sa place !

Depuis plusieurs mois, les membres du CJDES réfléchissent aux modalités d’évolution de la gouvernance du CJDES et au renforcement des activités et accompagnements proposés aux adhérent.es.

Ces réflexions ont abouti à deux principales décisions visant à replacer l’adhérent au cœur de notre activité : renforcer la dynamique projet et faciliter l’adhésion. La nouvelle campagne d’adhésion lancée au travers des réseaux sociaux permet de valoriser ces évolutions.

Renforcer la dynamique projet

Tant au sein du club gouvernance du CJDES, cercle d’échange entre professionnels des gouvernances des entreprises de l’ESS qu’au sein de l’ESS plus largement, les questions de l’implication des membres, du collectif, du faire ensemble, de l’animation des prises de décisions sont sans cesse posées.

Au CJDES, nous avons donc souhaité imaginer de nouvelles manières de faire ensemble et recentrer notre organisation autour de l’adhérent.e.

Aussi, il a été décidé de faire émerger un comité d’animation des projets, distinct d’une gouvernance décisionnaire, au sein duquel tout.e adhérent.e pourra pleinement s’engager en mode projet autour des activités déjà existantes au CJDES et proposer de nouvelles actions, de nouveaux débats, de nouvelles perspectives. Ce comité accompagnera chaque volonté et idée pour permettre à chacun.e de pleinement se réaliser dans son aventure ESS et de contribuer aux réflexions au sein de l’ESS.

La gouvernance dite décisionnaire vivra également des évolutions progressives puisque le Bureau actuel sera progressivement remplacé par un bureau élargi et le Conseil d’administration progressivement remplacé par le comité d’animation. Ces évolutions seront discutées à l’occasion de l’Assemblée générale et d’abord mises en pratique avant toute évolution statutaire qui n’interviendrait qu’en cas d’impact positif de ces évolutions.

Ce sont donc de nouvelles perspectives d’implication et une nouvelle dynamique qui s’offrent aux adhérent.es du CJDES.

Faciliter l’adhésion

Dans cette même dynamique, le Conseil d’administration a souhaité modifier les barèmes de cotisations à l’association. Ca barème est désormais compris entre 5€ et 128€ afin de permettre au plus grand nombre de rejoindre le collectif et de cotiser en fonction de ses capacités et de la relation qu’il.elle souhaite entretenir avec le collectif.

Salariés et bénévoles d’entreprises de l’ESS juniors et expérimentés, apprentis, stagiaires, services civiques…vous avez chacune et chacun votre place au sein de notre collectif. Rejoignez-nous pour être les acteurs de l’ESS de demain ! Soyez également les bienvenu.es à notre Assemblée générale qui se tiendra le 6 juillet 2017 à partir de 18h30 à paris (plus d’informations sur notre site internet).

La MACIF et le CJDES présentent leur rapport relatif au progrès des pratiques dans la gouvernance des entreprises de l’ESS

Alors que les grandes entreprises de l’économie sociale et solidaire doivent, dès cette année, s’engager dans l’amélioration continue de leurs bonnes pratiques, le club gouvernance1 animé par le CJDES et la Macif publient un rapport et formulent des pistes de travail  au service de l’efficacité démocratique dans l’ESS.  

À l’occasion d’une soirée-débat organisée le 9 mai 2017 dans les locaux parisiens du groupe Macif, le club gouvernance a dévoilé une contribution issue de ses travaux afin d’inviter les organisations de l’économie sociale et solidaire à s’engager dans une démarche d’amélioration de leur gouvernance. Cette contribution doit inciter les entreprises de l’ESS à faire vivre la « matière vivante » qu’est leur démocratie, comme l’a rappelé Alain MONTARANT, Président de la Macif, dans ses propos introductifs.

Cette contribution propose des pistes de travail pour permettre une large mobilisation des membres autour de leur projet, animer les réseaux militants différemment, renforcer l’implication des administrateurs.trices, favoriser le renouvellement des instances et engager des démarches d’évaluation de la gouvernance.

Un événement pour porter la place des jeunes dans les gouvernances de l’ESS, au regard des mutations des formes d’engagement et de solidarité

Autour d’une table-ronde, Caroline SOUBIE, responsable du service jeunesse et volontariat à la Croix-Rouge française, Vincent LAURENT membre de Ouishare et Joël GROSJEAN, ancien administrateur de la Macif ont livré leur analyse sur les mutations des formes d’engagement et les moyens d’une réelle démocratie dans les organisations, au-delà des principes affichés dans les statuts.

Les débats ont principalement porté sur l’enjeu de renouvellement générationnel des instances dirigeantes. Il a ainsi été rappelé que les « jeunes sont de plus en plus nombreux à s’engager mais qu’il faut leur faire et leur donner confiance et accepter de leur ouvrir l’accès aux prises de responsabilités ». A cette fin, Caroline SOUBIE a pu apporter des précisions sur la Masterclass de l’Institut de l’engagement proposée à des jeunes souhaitant prendre des responsabilités dirigeantes dans le secteur associatif. Un des jeunes accompagné par ce dispositif, Alexis LAVIELLE, a pu témoigner de l’importance de cette formation en amont d’une prise de responsabilités et de la montée en compétences que cela permet.

A travers son témoignage personnel, Vincent LAURENT, membre de ouishare, a souhaité insister sur la nécessité d’associer l’ensemble des parties concernées à la prise de décision, en particulier dans les petites structures. Il a également évoqué les réflexions du collectif Ouishare autour du rapport « Gouvernances », qui se penche sur les différentes modalités possibles de partage du pouvoir et de la valeur dans l’économie de plateformes, avec des statuts divers relevant ou non de l’ESS.

Enfin, l’intervention de Joël Grosjean, délégué de la Macif, a rappelé l’enjeu de préserver des espaces dans les modes de gouvernance qui permettent la participation de tous et leur créativité, dans une logique cohérente de la base aux plus hautes instances.

Les participants ont donc pu convenir qu’il y a bien des modes de gouvernances différents et complémentaires qui doivent s’adapter à la réalité de chaque structure, aux nouvelles formes d’engagement et surtout tenir compte des contributions que chaque membre peut apporter en fonction de son profil et de son parcours de vie, avec le souci permanent d’une gouvernance qui en premier lieu répond aux besoins de ses mandants.

Le CJDES et la Macif ont appelé de leurs vœux la poursuite des travaux du club gouvernance qui sont ouverts à toute personne qui s’intéresse à ce sujet au sein de son organisation de l’ESS.

Pour télécharger le rapport 2017 du club gouvernance du CJDES, cliquez ici.

CONTACTS PRESSE CJDES

  •  Nicolas MERIGOT, délégué national nicolas.merigot@cjdes.org
  • Anne PFERSDORFF, présidente apfersdorff@cjdes.org 06 59 59 36 37

[1] Espace de réflexion réunissant militants du CJDES et salariés et élus de la Macif, visant à explorer les pistes d’amélioration en matière de gouvernance

Le CJDES à la rencontre de Scop-ti

Le 29 mars dernier, le CJDES rencontrait Gérard Cazorla (Président de Scop ti), Amine Ghenim (avocat des salariés de Fralib), Fabienne Orsi et Benjamin Coriat (économistes et membres de la Coop des Communs)

L’occasion bien sûr de se rappeler la lutte emblématique des salariés de Fralib, pendant 1336 jours, pour pouvoir reprendre leur outil de production en SCOP, mais surtout d’explorer les possibilités de partenariats avec des acteurs de l’ESS et celles de canaux de distribution alternatifs à la grande distribution.

Parmi les pistes évoquées lors de ce déjeuner de travail :

  • viser les services de restauration collective des grandes entreprises de l’ESS et d’une façon générale, intégrer davantage de critères « responsables » ou ouvertement « pro-ESS » dans les cahiers des charges des services achats des entreprises de l’ESS ;
  • étudier le rôle possible des réseaux AMAP ;
  • mobiliser les grandes entreprises de l’ESS pour qu’elles communiquent auprès de leurs adhérents/sociétaires …

L’ESS dans la campagne présidentielle – 2ème round

L’économie sociale et solidaire a trouvé sa place dans la campagne présidentielle notamment grâce aux débats organisés par le CJDES et ESS France, et aux appels et livres blancs rendus aux candidats par de nombreuses associations et fédérations du secteur.

Pourtant l’économie sociale et solidaire est loin d’être une priorité dans les programmes des deux candidats arrivés en tête du premier tour. Marine Le Pen n’y fait pas référence une seule fois dans ses 144 propositions, mais elle assure vouloir « assurer le respect de la liberté d’association dans les seules limites exigées par l’ordre public et soutenir les petites structures associatives culturelles, sportives, humanitaires, sociales, éducatives, etc., qui animent la vie de nos territoires.»  Mise à part cette mesure, la candidate est peu loquace sur le thème de l’économie sociale et solidaire, en particulier lors de ses meetings.

Emmanuel Macron, soutenu par plusieurs personnalités fortes du secteur, n’y fait pas non plus référence directement dans son programme, mais y consacre désormais une page sur son site internet en-marche.fr. Il y explique qu’il  veut établir un « Social BusinESS Act » pour « libérer l’énergie des entreprises de l’ESS. » Cela se concrétisera d’abord par une transformation du CICE en allègement de charges sociales pour toutes les entreprises de l’ESS, par le développement de la coopération entre les entreprises  « classiques » et celles de l’ESS  par un soutien aux entreprises coopératives et aux pôle territoriaux de coopération économique. Il souhaite également mobiliser les institutions publiques, en privilégiant les structures de l’ESS lors des commandes publiques, et les particuliers et les entreprises en développant le mécénat privé.

La candidat d’En Marche insiste également sur l’importance d’encourager l’innovation sociale. Il souhaite y consacrer 1 milliard d’euros sur 5 ans et créer un « accélérateur d’innovation sociale » qui aura pour mission de repérer et de soutenir les projets les plus innovants.  Il tient aussi à s’appuyer sur « le savoir-faire des entreprises de l’ESS » pour l’insertion des personnes éloignées de l’emploi. Il affirme vouloir « offrir aux personnes durablement exclues du marché du travail (handicaps, parcours de vie très durs) des activités gratifiantes pour elles même et utiles à la collectivité, afin qu’elles se réinsèrent et retrouvent une place, une dignité

Par ailleurs, pendant l’entre deux-tours les organisations de l’ESS ont été nombreuses, parmi lesquelles le CJDES, COOP FR, la Mutualité française, ESS France…à appeler les acteurs de l’ESS à faire barrage au Front national au second tour et à voter dans le respect des valeurs portées par leur secteur.

Ce qui est sûr, c’est que quelle que soit l’issue du second tour, les structures de l’ESS ne cesseront de se mobiliser pour défendre les intérêts du secteur et accélérer son développement.

Pour les jeunes acteurs de l’ESS, le Front National n’est pas envisageable

A l’issue du 1er tour de l’élection présidentielle, dans la même dynamique que d’autres acteurs de l’ESS, les membres du Conseil d’administration du CJDES appellent au vote et à faire barrage au Front national lors du 2nd tour le 7 mai prochain.

En tant que jeunes acteurs et personnes engagées dans des entreprises de l’économie sociale et solidaire, les membres du CJDES ne peuvent imaginer que le Front national soit une option au second tour de l’élection présidentielle.

C’est pourquoi ils invitent celles et ceux qui partagent leurs valeurs de solidarité, de fraternité et de démocratie à pleinement utiliser leur droit de vote au second tour et à faire barrage à Marine LE PEN.

Ils encouragent également à ne pas avoir recours au vote blanc, insuffisant pour exprimer un rejet des extrêmes comme le Front national.

Cet appel de responsabilité s’inscrit dans la continuité de la rencontre organisée par le CJDES le 4 avril 2017 avec des représentant.es des principaux.ales candidat.es à l’élection présidentielle au cours de laquelle il avait été constaté que le Front National peinait fortement à porter un discours politique cohérent pour le développement de l’économie sociale et solidaire en France et en Europe.

A l’issue du scrutin, les membres du CJDES resteront inflexibles sur la manière dont le nouveau Gouvernement incarnera les valeurs de démocratie, de solidarité et d’égalité dans la mise en œuvre de politiques publiques.